Transcultura

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L'Institut International Transcultura est un réseau universitaire international, créé en 1988, sous la forme d'une association (loi 1901).

07 novembre 2006

Présentation

L’institut Transcultura a pour objet :

- de confronter et développer, dans une approche de connaissance réciproque, les méthodologies transculturelles et les technologies de communication qui peuvent aider à les promouvoir ;

- de débattre des différentes acceptions des mots et concepts clés dans les relations internationales, selon les grandes aires culturelles (Inde, Chine, Iran, Monde Arabe, Afrique Sub-Saharienne, Europe), préparant ainsi l’édition des Cahiers de l’Encyclopédie Transculturelle des Mots et Concepts clés.

Le réseau international de Transcultura

Le réseau de l’Institut rassemble dans un « think-tank transculturel » international, chercheurs et experts indépendants (Asie, Afrique et Monde Arabe). Procèdant d’une première action, menée avec six chercheurs d’Afrique de l’Ouest, « Ethnologie de la France par des chercheurs du Tiers Monde » (1982-86), appliquée aux relations euro-africaines, il s’est ensuite ouvert à la Chine, en associant des chercheurs de l’Université de Canton à une étude anthropologique de la société italienne « Sguardi venuti da lontano » (1992). Le séminaire itinérant euro-chinois, « Malentendus dans la recherche de l’Universel », de Canton à Pékin par la route de la soie (1993), interrogeait les représentations réciproques des cultures européennes et chinoises (La licorne et le dragon Presses de l’Université de Pékin, 1996).

Transcultura a organisé au Parlement Européen, à Bruxelles, le 15 Novembre 2001, les Premières Assises Internationales de la Connaissance Réciproque, sous le patronage de Romano Prodi et la présidence scientifique d’Umberto ECO. En conclusion des Assises, a été proposée la création d’un Observatoire Transculturel Européen, initiative soutenue par la Commission Européenne.

Ce réseau d'observation réciproque entre cultures européennes et non européennes permettra de répondre à cette exigence croissante d'une connaissance réciproque entre les cultures qui constitue l'un des axes majeurs de l'action culturelle internationale que veulent promouvoir nos deux pays dans les relations de l'Union Européenne avec les grandes aires de cultures non européennes. Il s'organise autour de trois axes principaux :

Euro-Asiatique :

- Chine : Tsinghua /Université de Pékin / Académie des Sciences Sociales

- Inde : IIT Bombay, Université Nehru - Dehli

- Iran : Université de Téhéran

Euro-Méditerranéen : Université d'Alger, Université de Rabat

Euro-Africain : Institut des Sciences Humaines - Bamako, Mali

La création des Observatoires Transculturels revient, pour l’Union Européenne, à se doter d’un instrument d’analyse et de concertation : observation mutuelle des situations de crise identifiées dans les relations avec nos partenaires non européens, et analyse réciproque des mots et concepts clés (incluant la publication des Cahiers de l’Encyclopédie Transculturelle). L’Observatoire Transculturel, rassemblant les analyses du réseau constitué de couples d’experts européens et non européens, mettra ainsi à la disposition de l’Union Européenne les bases de données régulièrement renouvelées de ses observations.

Ce programme très innovateur de dialogue et de connaissance réciproque entre les cultures européennes et non européennes (Inde, Chine, Afrique, Monde Arabe, Iran) propose une alternative aux attitudes inspirées par la théorie du choc des cultures qui prévaut outre atlantique.

De même, cette approche multilatérale, associant au réseau de l’Observatoire, et sur le terrain même de leur implantation dans la société française, les jeunes issus de migrations d’origine culturelle différentes, nous semble une clef pour une meilleure appréciation des conditions de leur intégration.

l’Observatoire Transculturel Européen

Le réseau Transcultura rassemble dans un « think-tank transculturel » international, chercheurs et experts indépendants (Asie, Afrique et Monde Arabe).En partenariat avec les Universités Européennes (Bologne, Paris 8, Paris 7, Sarrebrück, La Coruna), Chinoises (Université de Pékin, Tsinghua, Académie des Sciences), Indiennes (Nehru University Dehli, IIT Bombay) et Africaines (Institut des Sciences Humaines Mali), ces travaux ont donné lieu à nombre de colloques et de publications et à la création d’une Revue Transcultura en coédition franco chinoise.

Il a organisé au Parlement Européen, à Bruxelles, le 15 Novembre 2001, avec le soutien de la Commission Européenne les Premières Assises Internationales de la Connaissance Réciproque, sous le patronage de Romano Prodi et la présidence scientifique d’Umberto ECO. Les Deuxièmes Assises ont eu lieu en Inde (IIT, Bombay, JNU, Delhi, IFP Pondichéry), en Octobre 2005. Les Troisièmes Assises auront lieu à Pékin (Académie Chinoise des Sciences Sociales), en Nov. 2006.

Création de l’Observatoire Transculturel Européen (OTE)

En conclusion des Assises, a été proposée la création d’un Observatoire Transculturel Européen : travaillant par couples d’observation constitués entre chercheurs européens et non européens, l’OTE a pour objet l’analyse transculturelle des questions clés qui résultent de la rencontre et de la confrontation de nos cultures avec les cultures non européennes.

L’originalité de Transcultura est double : Dans ses fins, l’Institut développe des méthodologies transculturelles d’analyse applicables aux différentes situations et aux contextes interculturels, dans les échanges culturels, scientifiques ou économiques. Dans ses moyens, il prend en compte la perception qu’ont de l’Europe ses partenaires de culture non européenne en Asie (Chine, Iran) et en Afrique (Maghreb, Afrique de l’Ouest), et les regards réciproques qui en résultent.

· Aboutissement de la réflexion développée lors des travaux des “ Premières Assises Internationales de la Connaissance Réciproque ”, l’Observatoire Transculturel Européen vise à doter l’Europe d’un instrument de réflexion et d’observation des grandes tendances qui se manifestent dans le tissu de ses relations avec ses partenaires des aires non européennes au plan culturel, scientifique et économique.

· La création de l’OTE s’inscrit ainsi dans le cadre de la réponse globale de l’Union Européenne aux défis et aux exigences de ce qu’il est convenu d’appeler “ l’après 11 septembre ”. Comment les cultures du monde méditerranéen, indien, africain ou chinois perçoivent-elles l’Union Européenne ? Qu’en attendent-elles ? Quelles doivent être les conditions d’un partenariat équilibré avec les États et les sociétés civiles inscrits dans ces aires culturelles ? Quelles sont entre elles les affinités et les tensions ?

L’originalité du projet OTE est qu’il repose sur un réseau de relations d’observations et d’analyses procédant, à l’opposé du concept de “ choc des cultures ”, d’une disposition de connaissance réciproque, fondée sur le respect et l’enrichissement mutuels. L’organisation de l’OTE, construite sur le principe général de “ double transversalité ” culturelle et disciplinaire s’articule ainsi autour de quatre “ Dialogues Transculturels ” : euro-méditerranéen (euro arabe, euro turc et euro iranien), euro indien, euro-africain et euro chinois.


Le réseau des Observatoires Transculturels, mis en place par l’institut Transcultura, résulte d'une initiative Franco-Allemande, fédérant autour d'Umberto Eco et l'Institut d'études supérieures de l'Université de Bologne, l'Université de la Sarre, et un réseau d'universités françaises, autour de l’Université de Paris 8, en partenariat avec le Lycée Louis Le Grand (associant les élèves des classes préparatoires).

L'Institut d'Informatique et Droit de l'Université de la Sarre, sous la direction du Prof. Maximilian Herberger, qui est membre du Conseil Scientifique de l'Institut Transcultura, participe de façon active à ce programme. Il assure notamment la coordination du programme financé par l’Union Européenne (Europe Aide) pour la création d’un Observatoire Transculturel Européen, basé à Merzig (Sarre) et la mise en oeuvre du réseau des Observatoires Transculturels, en Inde (OTI), au Mali (OTA) et en Chine (OTC, en projet).


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